Nom de domaine
Le typosquattage
L'escroc enregistre un domaine reprenant une faute de frappe prévisible : une lettre en moins, un tiret ajouté, une extension différente. Les techniques les plus élaborées utilisent des homoglyphes — des caractères visuellement identiques, comme la lettre O et le chiffre 0, ou des caractères étrangers sans point.
Pourquoi ça marcheLe client qui tape votre adresse de mémoire ne verra pas la différence. Celui qui clique sur un lien encore moins.
Nom de domaine
Le cybersquattage
Un tiers enregistre un domaine identique ou proche de votre marque, soit pour détourner votre trafic, soit pour vous le revendre à prix prohibitif. Variante plus subtile relevée par Orange Cyberdefense : acheter un domaine correspondant au nom d'un de vos produits ou services plutôt qu'à votre marque elle-même — bien plus difficile à détecter, les combinaisons étant innombrables.
Point cléLa règle est celle du premier arrivé, premier servi. Sans exception.
Contenu
Le clonage de site
Copie intégrale de l'apparence, de la structure et des contenus : vos photos produits, vos textes, votre charte graphique, parfois vos mentions légales et jusqu'à votre numéro SIRET. Le résultat est un site miroir quasi indiscernable de l'original. Techniquement, l'opération prend quelques heures.
AggravantVos propres photos, que vous avez payées, servent à tromper vos propres clients.
Acquisition de trafic
La publicité massive
C'est le facteur qui change tout. L'escroc n'attend pas d'être trouvé : il achète de la publicité en volume sur les réseaux sociaux et les moteurs de recherche. Comme il ne livre rien, il n'a ni coût de production, ni coût logistique — il peut donc surenchérir bien au-delà de ce que vous pouvez vous permettre.
Conséquence directeLe faux site apparaît avant le vôtre dans les fils d'actualité et parfois dans les résultats de recherche. Votre budget publicitaire ne fait plus le poids.
Réseaux sociaux
Les faux comptes et fausses fiches
Création de comptes ou de fiches d'établissement au nom de votre marque : Facebook, Instagram, TikTok, et jusqu'à la fiche Google Business. Le cas de l'entreprise SAV TP, vendeur de matériel de travaux publics dans les Côtes-d'Armor, documenté par FranceNum : usurpation pendant plusieurs mois via un faux site et de faux comptes, faute pour elle d'avoir eu une présence en ligne.
À faire aujourd'huiRéserver le nom de votre entreprise sur les principales plateformes, même sans les utiliser. C'est gratuit et cela prend une heure.
Zone grise
Le parasitisme
Plus difficile à qualifier : profiter de la notoriété d'une marque sans en copier directement les éléments. L'exemple type est l'achat du nom d'un concurrent comme mot-clé publicitaire pour apparaître avant lui. La cour d'appel de Paris a eu à statuer sur ce type de situation (arrêt du 26 mai 2017, n° 16/14841). Ce comportement peut sembler déloyal sans être systématiquement répréhensible : l'appréciation est au cas par cas.
À retenirTout ce qui vous nuit n'est pas illicite. D'où l'intérêt d'un avis juridique avant d'agir.