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Le guide ANSSI pour les TPE et PME, en 13 questions
L'ANSSI, avec la Direction générale des Entreprises, Cybermalveillance.gouv.fr, France Num et la CPME, a publié un guide de référence à destination des petites structures. Voici l'essentiel de ses treize questions, à parcourir dans l'ordre ou selon vos besoins.
« Si à la suite d'une attaque vos données disparaissent et votre informatique s'arrête, êtes-vous prêts à retourner au papier et au crayon ? » C'est la question que pose l'ANSSI en ouverture de son guide, et elle résume l'enjeu mieux que n'importe quel discours technique.
Le constat de l'Agence est sans détour : les structures de taille petite, moyenne et intermédiaire sont particulièrement à risque. En l'absence de dispositifs de protection, elles constituent une cible de choix pour des acteurs malveillants qui optimisent leurs gains en attaquant les plus vulnérables. Et si les entreprises les mieux préparées se remettent d'une attaque, d'autres en sont durablement affectées.
Mais le guide porte aussi une bonne nouvelle, et c'est celle que nous voulons faire entendre : l'application de quelques bonnes pratiques réduit déjà très significativement le risque. Il n'existe ni solution miracle ni risque zéro, mais chaque organisation peut faire beaucoup pour sa propre sécurité.
« En l'absence de préparation, lorsque l'incident survient, il est déjà trop tard. N'attendons pas que le pire arrive. Protégeons-nous ! »
Comment lire cette page
Chaque question indique le public concerné et le niveau de difficulté estimé par l'ANSSI. Les questions 1 à 5 constituent le socle : si vous ne devez en traiter que cinq, ce sont celles-là. Cliquez sur une question pour la déplier.
Les treize questions
À vous poser, dans cet ordre
01Connaissez-vous bien votre parc informatique et vos actifs métier ?
C'est la toute première question à se poser. Toute entreprise, même unipersonnelle, doit inventorier ses matériels, ses logiciels, ses données et ses traitements. De cet inventaire découleront les mesures de protection adaptées.
- Les équipements et services : ordinateurs et périphériques, mobiles, tablettes, serveurs locaux et distants, hébergement du site web, messagerie, services en ligne. Sans oublier box, commutateurs, clés 4G et imprimantes.
- Les logiciels : nature, fonctions, versions, et licences d'utilisation valides — indispensables tant pour les obligations légales que pour la maintenance.
- Les données et traitements : quelles données interrompraient l'activité en cas de perte ? Lesquelles sont soumises à des obligations légales ? Où sont-elles conservées, en local ou dans un cloud public ?
- Les accès : qui se connecte, avec quel statut (administrateur, utilisateur, invité) et par quel moyen. Cet inventaire permet de repérer les accès indus maintenus — ancien employé, ancien prestataire.
- Les interconnexions : tout accès Internet, vers un prestataire ou un partenaire, doit être recensé, de même que les accès des salariés en situation de mobilité.
Ce bilan doit être mis à jour au moins une fois par an. Il sera aussi très utile aux professionnels qui interviendront en réponse à un incident.
02Effectuez-vous des sauvegardes régulières ?
C'est ce qui permet une restauration rapide de l'activité, notamment après une attaque par rançongiciel.
- Identifiez ce qui doit être sauvegardé : données métier (fichier client, savoir-faire), données techniques (configurations), mais aussi les sources d'installation, les licences et les fichiers de configuration des applications.
- Définissez le rythme selon le volume produit. Un artisan pourra sauvegarder mensuellement ses factures et son fichier client ; une entreprise de services dont la valeur tient aux échanges dématérialisés visera l'hebdomadaire, voire le quotidien.
- Appliquez la règle 3-2-1 : trois copies, sur deux supports différents, dont une hors ligne. Les sauvegardes en ligne (NAS, cloud) sont pratiques mais exposées : un attaquant qui atteint le réseau peut les voler ou les chiffrer.
- Testez les restaurations régulièrement. Une sauvegarde dont on n'a jamais vérifié qu'elle est exploitable n'est pas une garantie.
- Chiffrez avant de sauvegarder, et définissez clairement qui détient les clés et comment celles-ci sont elles-mêmes sauvegardées.
Cadre juridique
Les dispositifs de protection des données personnelles s'appliquent quel que soit l'objectif du stockage, traitement ou sauvegarde. Appliquez les mêmes mesures à vos sauvegardes qu'à votre système d'information.
03Appliquez-vous régulièrement les mises à jour ?
Au-delà des attaques reposant sur l'ingénierie sociale, la majorité des attaquants exploitent des vulnérabilités publiques et documentées, principalement sur des services exposés sur Internet : pare-feu, serveur de messagerie, service d'accès à distance.
Le délai entre la publication d'une vulnérabilité et son exploitation ne cesse de se réduire. Certaines campagnes massives ont industrialisé l'exploitation de failles quelques jours seulement après leur révélation.
- N'utilisez que des solutions encore maintenues par leur éditeur. Tout matériel ou logiciel qui ne peut plus être mis à jour doit être désinstallé et remplacé.
- Activez la mise à jour automatique proposée par les éditeurs, en priorité sur tout ce qui est accessible depuis Internet.
- Des correctifs hors calendrier peuvent survenir pour des failles critiques : appliquez-les sans attendre.
- Si vous avez un sous-traitant, assurez-vous qu'il effectue bien ces mises à jour et, si nécessaire, exigez-le dans le contrat.
04Utilisez-vous un antivirus ?
L'antivirus constitue une première ligne de défense. Il doit être déployé sur la majorité des équipements, en priorité ceux connectés à Internet. Des centaines de milliers de codes malveillants apparaissent chaque jour : la base de signatures doit donc être tenue à jour en permanence.
- Activez la mise à jour automatique et l'analyse automatique des espaces de stockage dans les paramètres — ces mécanismes ne sont pas toujours actifs par défaut.
- Selon vos usages, les fonctions complémentaires proposées par les éditeurs peuvent être utiles : pare-feu, filtrage web, anti-hameçonnage, sécurisation des transactions bancaires.
05Avez-vous une politique de mots de passe robustes ?
De nombreuses attaques sont facilitées par des mots de passe trop simples ou réutilisés d'un service à l'autre : force brute, dictionnaire, ingénierie sociale à partir de vos réseaux sociaux, ou exploitation d'une base de données mal sécurisée chez un fournisseur.
Une attaque sur un mot de passe ne s'arrête pas au service touché : votre messagerie peut servir à envoyer des courriels malveillants à vos contacts professionnels.
Ce qu'est un mot de passe robuste selon l'ANSSI
- Une longueur corrélée à la criticité du service : au minimum 9 caractères pour un service peu critique, au minimum 15 caractères pour un service critique.
- Des capitales, des minuscules, des chiffres et des caractères spéciaux.
- Aucun élément personnel : ni date de naissance, ni prénom.
- Une phrase de passe est une alternative valable : plus longue, souvent plus simple à mémoriser.
- Un mot de passe différent pour chaque service. Ne jamais utiliser le même pour la messagerie personnelle et la messagerie professionnelle.
- Un coffre-fort de mots de passe évite d'avoir à les mémoriser. Privilégiez un coffre-fort certifié par l'ANSSI.
- Activez l'authentification multifacteurs partout où elle est proposée : messagerie, banque, services cloud.
Pour les PME
- Idéalement, une authentification multifacteurs par jeton physique (carte à puce, clé USB).
- Une authentification unifiée de type single sign on si les solutions sont nombreuses.
- Blocage des comptes après plusieurs échecs de connexion, désactivation des connexions anonymes (comptes « invité »), politique robuste sur les serveurs d'authentification.
06Avez-vous activé un pare-feu ? En connaissez-vous les règles ?
Le pare-feu local protège contre les attaques venant d'Internet, mais aussi contre les déplacements latéraux : les attaquants cherchent presque toujours à étendre leur intrusion aux autres postes et aux serveurs pour prendre le contrôle complet du système.
Pour les TPE
Sans aucune compétence informatique particulière, activer le pare-feu préinstallé sur le poste et conserver son paramétrage par défaut — qui bloque toute connexion entrante — constitue déjà un premier niveau de protection.
Pour les PME
- Un pare-feu local sur tous les postes, avec des configurations homogènes.
- Une politique de filtrage minimale : bloquer tous les flux non strictement nécessaires, et journaliser les flux bloqués.
- Des pare-feux physiques, en priorité pour protéger l'interconnexion à Internet, puis pour segmenter le réseau interne en zones de sensibilité différentes.
Pour une configuration adaptée à vos usages, vous pouvez recourir à un prestataire labellisé ExpertCyber ; une mise en relation est proposée par Cybermalveillance.gouv.fr.
07Comment sécurisez-vous votre messagerie ?
La messagerie est un vecteur principal d'infection : pièce jointe contenant un code malveillant, ou clic sur un lien menant à un site piégé.
Les réflexes, pour tous
- L'expéditeur est-il connu ? Une information de sa part est-elle attendue ? Le lien est-il cohérent avec le sujet ?
- En cas de doute, vérifiez par un autre canal — téléphone, SMS — auprès de l'émetteur.
- La redirection de messages professionnels vers une messagerie personnelle est à proscrire : c'est un vecteur de fuite irrémédiable.
- Complétez l'antivirus par un anti-spam et une solution anti-hameçonnage.
Pour les PME
- Une analyse antivirus en amont des boîtes aux lettres.
- Le chiffrement TLS des échanges entre serveurs et entre postes et serveurs, en particulier lors de l'authentification.
- Des mesures organisationnelles strictes contre les demandes de virement frauduleux paraissant émaner d'un dirigeant.
- Ne pas exposer directement les serveurs de messagerie sur Internet.
Si vous optez pour une messagerie en ligne, vérifiez que les fonctions de sécurité — authentification multifacteurs, sauvegardes, anti-spam — sont bien présentes et effectivement activées.
08Comment séparez-vous vos usages informatiques ?
L'interconnexion avec Internet expose à l'exfiltration de données, à l'intrusion, à l'usurpation d'identité et au détournement du système à des fins frauduleuses.
- Créez un compte utilisateur dédié à chaque employé, sans privilège d'administration. C'est le premier principe d'hygiène.
- Seuls les comptes utilisateur servent à naviguer sur Internet. De très nombreuses attaques réussissent parce que la navigation se fait depuis un compte à privilèges élevés. Les comptes d'administration servent uniquement à configurer ou installer.
- Quand un collaborateur quitte l'entreprise, faites l'inventaire de ses accès et révoquez-les tous.
- L'idéal est un ordinateur strictement professionnel. À défaut, créez des comptes utilisateur distincts pour chaque usage — c'est simple, même pour un entrepreneur individuel.
- Sur mobile et tablette : limiter les autorisations de chaque application et ne télécharger que depuis les magasins officiels.
Pour les PME
- Interdire par défaut les connexions entre postes utilisateurs : si un poste est infecté, cela évite la propagation directe.
- Des postes et des comptes dédiés à l'administration.
- Un cloisonnement en zones réseau distinctes, avec l'accompagnement d'un professionnel.
09Maîtrisez-vous le risque en situation de mobilité ?
Télétravail, travail dans les lieux publics ou les transports : ces usages facilitent la continuité d'activité mais produisent des risques spécifiques — espionnage d'informations sensibles, piégeage des équipements, vol de matériel et d'identifiants.
Les réflexes à faire connaître à vos équipes
- Sauvegarder régulièrement, pour pouvoir restaurer en cas de perte ou de vol.
- Équiper les écrans de filtres de confidentialité.
- Éviter les mots de passe préenregistrés dans les équipements.
- Chiffrer le disque dur, sans oublier de configurer un mot de passe de déchiffrement d'urgence.
- Ne jamais laisser ses équipements sans surveillance ; verrouiller systématiquement, avec un verrouillage automatique sous cinq minutes.
- Signaler immédiatement toute perte ou tout vol de matériel.
- Refuser la connexion d'équipements tiers (smartphone, clé USB) sur ses postes.
- Pour recharger un téléphone, utiliser son propre chargeur secteur, jamais une prise USB en libre-service ni un ordinateur tiers.
- Éviter les portails captifs (hôtels, commerces) : préférer un partage de connexion 4G/5G.
- Rester vigilant sur la confidentialité des appels et des visioconférences.
Pour les PME
- N'utiliser que du matériel fourni par l'entreprise ; proscrire les équipements et adresses mail personnels pour un usage professionnel.
- Pour l'accès à distance, un VPN chiffré, si possible configuré en mode full-tunneling.
- Ne pas exposer directement sur Internet les applications ou données métier sensibles.
- Protéger l'accès au BIOS par un mot de passe robuste et activer le secure boot.
Les déplacements à l'étranger font l'objet de recommandations spécifiques de l'ANSSI.
10Comment vous informez-vous ? Comment sensibilisez-vous vos équipes ?
Pour les TPE : s'informer
Sans compétence informatique ni temps à y consacrer, il suffit de suivre les actualités publiées par Cybermalveillance.gouv.fr : bonnes pratiques, alertes sur les menaces en cours, informations sur les mises à jour disponibles.
Pour les PME : s'informer et sensibiliser
- Suivre la veille du CERT-FR, le centre gouvernemental de veille, d'alerte et de réponse aux attaques informatiques.
- Installer une culture de l'hygiène informatique par une information régulière du personnel.
- Remettre une charte informatique à chaque nouvel arrivant, détaillant les usages à respecter et la procédure de déclaration d'un incident.
- Rappeler régulièrement : messages internes, réunions, lettre d'information éventuellement étayée d'une revue de presse des incidents récents.
Le point décisif
La déclaration d'incident doit être encouragée, et une réponse non coercitive doit être privilégiée. Il s'agit de responsabiliser les utilisateurs face à des menaces évolutives, non de les sanctionner — sauf action délibérée — afin d'éviter une sous-déclaration des incidents.
11Avez-vous fait évaluer votre assurance au risque cyber ?
Les assureurs proposent de plus en plus de clauses couvrant les risques d'origine numérique. En cas de sinistre, l'assurance fournit une assistance juridique et une couverture financière du préjudice, matériel comme immatériel.
Selon les contrats, les protections peuvent porter sur l'usurpation d'identité, les garanties contre une perte d'exploitation, l'accompagnement juridique pour une déclaration d'atteinte aux données personnelles, ou la prise en charge de la restauration du système d'information après une attaque.
Ces clauses peuvent figurer dans un contrat classique ou prendre la forme d'une police « cyber » spécifique. Ce marché reste en construction, notamment en matière de jurisprudence sur l'activation des clauses d'exclusion. Quelle que soit la forme, vérifiez que les risques les plus redoutés pour la pérennité de l'entreprise sont bien couverts.
12Savez-vous comment réagir en cas de cyberattaque ?
Se préparer, avant
- Identifier à l'avance des prestataires spécialisés dans la réponse aux incidents.
- Se rapprocher de sa chambre de métiers (CMA) ou de sa chambre de commerce (CCI) : leurs experts peuvent orienter vers une assistance appropriée.
- Sauvegarder toutes les données et les logiciels installés. Quand un rançongiciel aura chiffré vos données, seules des sauvegardes intègres permettront de redémarrer.
En cas d'incident avéré
- Déconnecter d'Internet : c'est le premier réflexe. Débrancher la prise réseau et couper le Wi-Fi, ou agir sur le pare-feu d'entreprise. Cela contient l'attaquant et réduit ses capacités d'exfiltration.
- Ne pas éteindre ni modifier les machines affectées : elles seront utiles aux enquêteurs.
- Ne jamais payer la rançon. Des solutions de déchiffrement existent et vous serez assisté par les policiers ou les gendarmes.
- Ouvrir une main courante et l'alimenter tout au long de l'incident : pour chaque entrée, l'heure et la date, le nom de la personne concernée, la description de l'action ou de l'événement. Cela facilite considérablement l'intervention du prestataire.
- Prévoir un dispositif de communication — interne, partenaires, réseaux sociaux, presse — porté par les dirigeants.
Aspects juridiques
Les entreprises traitant des données personnelles doivent informer la CNIL et leurs clients. En cas de fuite de données personnelles, la déclaration auprès de la CNIL est obligatoire. Il est essentiel de porter plainte : vos matériels et vos journaux seront très utiles aux enquêteurs.
13Envisagez-vous d'utiliser des solutions cloud ?
« Ce sera mieux sécurisé dans le cloud » : la formule mérite d'être examinée. Une approche méthodique évite les écueils d'une solution inadaptée, d'une migration mal évaluée ou de services mal maîtrisés — exposition inconsidérée des données, irréversibilité.
La première question est « une solution cloud pour faire quoi ? ». Ces offres mettent à disposition un grand nombre de fonctions qu'il faut apprendre à configurer, au risque de ne pas être protégé du tout.
Pour les TPE : ce qu'il faut chercher dans une offre
- Une authentification à double facteur.
- Des mécanismes de sauvegarde en ligne et hors ligne.
- Des alertes en cas d'accès inhabituels ou suspects.
- Un chiffrement des communications, par exemple HTTPS.
Au-delà de vérifier que ces fonctions existent, il faut les activer et les configurer.
Pour les PME : à ajouter
- Un service d'identification cohérent, voire fédéré avec la base d'authentification de l'entreprise.
- Un accès aux ressources cloud réservé aux postes de l'entreprise — contrôle des utilisateurs et des équipements.
- Le cas échéant, des VPN chiffrés.
- Des sauvegardes des données et des services, en ligne et hors ligne.
Les nouveaux risques à gérer
Le cloud expose sur Internet des outils métier qui ne l'étaient pas forcément avant. Si vous perdez la liaison, vous ne pouvez plus travailler. Vos communications peuvent être interceptées, et un défaut de configuration peut exposer vos données à des tiers. Vos utilisateurs, administrateurs et prestataires doivent être formés : l'accompagnement au changement est un axe à ne pas sous-évaluer.
La qualification SecNumCloud de l'ANSSI vise à garantir un niveau de confiance dans la sécurisation du service, mais aussi à apporter une protection juridique contre les lois extracommunautaires.
Et maintenant
Vous avez lu, il reste à faire
Treize questions, cela peut sembler beaucoup. Vous n'êtes pas obligé de les traiter seul, ni toutes en même temps.
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Cette page est une synthèse du guide « La cybersécurité pour les TPE/PME en 13 questions », version 2.5, novembre 2024, référence ANSSI-GP-086. Guide rédigé par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information en partenariat avec la Direction générale des Entreprises, avec le soutien de Cybermalveillance.gouv.fr, de France Num et de la Confédération des petites et moyennes entreprises. Publié sous Licence Ouverte / Open Licence (Etalab v1).
Nous vous invitons à consulter le guide original, plus complet, sur cyber.gouv.fr. Il est complémentaire du Guide d'hygiène informatique de l'ANSSI.